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1. Quel est votre parcours, en tant qu'architecte ? Installé depuis 1986, j'ai un peu touché à tout : maisons individuelles, bâtiments industriels, bureaux, immeubles collectifs de moyenne importance, bâtiments pour collectivités, comme salle des fêtes, vestiaires sportifs, restaurants scolaires, école maternelle, crèche… tout ceci suivant les opportunités de rencontre, de commande. J'aime bien vaincre la difficulté et je préfère toujours intellectuellement être face à des problèmes qui obligent à la réflexion et à donner le meilleur de soi-même. Si je suis très attentif à l'importance de la parole donnée, je mets aussi toujours un point d'honneur à être vigilant à la demande du maître d'ouvrage, en lui laissant le champs nécessaire pour qu'il puisse exprimer son programme et l'image qu'il a de son projet. Je conçois l'architecte comme un catalyseur entre ces éléments parfois contradictoires que peuvent exprimer le client : budget, programme, contraintes urbanistiques, associés à sa représentation personnelle du projet.
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2. Quelle est votre démarche en matière de géobiologie ? Essayer de susciter, d'en démontrer l'intérêt aux Maîtres d'ouvrage que je rencontre, ceci bien sûr en fonction du type de projet. La Géobiologie et de façon plus vaste la Biologie de l'habitat est d'autant plus importante que le temps passé dans le bâtiment par l'usager est longue et répétitive. D'où la pertinence de cette démarche pour la maison individuelle en priorité. S'intéresser à la Biologie de l'habitat c'est aussi à un moment formuler ses convictions éthiques de la Vie, de la Nature, de sa conception du monde, tant politique qu'écologique… C'est avant tout une prise en compte par la géobiologie de la première contrainte qui soit : celle de la nature à travers les flux énergétiques qui la parcourent.
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3. Pourquoi une attention particulière à la géobiologie ? Pour au moins deux raisons : Par conviction que l'exposition prolongée à des points telluriques géopathogènes peut avoir des effets aggravants, perturbateurs pour la santé de l'Homme. La Terre ne nous veut pas de mal, elle nous porte sur elle comme une matrice-mère inversée, mais elle demande à l'homme d'être vigilant ; elle offre la vie où la mort suivant les lieux. J'exagère mais pensez à tous ces endroits où vivre pour l'homme est délicat malgré sa capacité d'adaptation. Egalement par la difficulté à intégrer ses éléments qui sont autant de contraintes complémentaires dont la bonne prise en compte demande de développer encore plus un esprit de synthèse.
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4. Avec la géobiologie, peut-on parler de révolution en matière d'habitat ? Révolution peut-être pas, mais en tout cas prise de conscience que nous sommes du vivant dans la Vie et non pas dans de l'inerte, prise de conscience d'une globalité et d'une inter-activité de toutes choses entre elles et donc de notre habitat considéré dans les échanges énergétiques qu'il entretient avec nous. Cela passe par les formes, les couleurs aussi.
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5. Comment envisagez-vous l'habitat dans une société de temps libre ? Aujourd'hui l'habitat doit répondre à plusieurs fonctions. Si on considère notre habitat comme une enveloppe protectrice des éléments agressifs extérieurs, et qui doit être adapté à nos modes de vie, alors la notion qui apparaît, c'est la polyvalence. Vous allez au bureau, ou vous faites du sport, vous ne portez pas les mêmes vêtements. Donc vous en déduisez par rapport à l'habitat que celui-ci devrait pouvoir être facilement adaptable aux fonctions de jeu, de rencontre, de travail, de repos, et ceci dans des espaces de plus en plus réduit du fait de la pression foncière et des coûts des travaux. Sachant aussi combien l'habitat a un impact psychologique sur ses occupants.
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6. Pourquoi une maison bio ? D'abord pour laisser à ses enfants et aux générations un patrimoine immobilier durable et recyclable, économe en énergie fossile. Ensuite pour bénéficier au mieux des effets énergétiques équilibrants de la Terre et du Cosmos. L'Homme est une antenne : les deux pieds sur Terre, la tête dressée vers le ciel ; il ne doit pas se couper des énergies bénéfiques, cosmiques et telluriques. Or aujourd'hui certains matériaux utilisés dans nombres de construction nous coupent de ces énergies. Egalement pour être dans une troisième peau qui respire vis-à-vis de l'air extérieur. Enfin pour échapper aux perturbations que peuvent générer les champs électromagnétiques.
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7. Quelles sont les caractéristiques de ces maisons ? Elles sont conçues avec des règles simples comme par exemple éviter un garage (qui est une grosse masse métallique captant certains champs) sous une chambre lieu de repos. Au niveau des formes éviter les angles aigus qui peuvent créer des ambiances agressives. En fonction du budget, on préférera toujours des matériaux naturels : le bois, le chanvre, la brique, le plâtre, le lin, la laine, la terre cuite voire la terre crue, la pierre. Leur implantation sera étudiée en fonction des caractéristiques du site : ensoleillement, pente du terrain, orientation… Et on procédera à une étude du terrain en géobiologie et en biologie de l'habitat pour déterminer les éventuelles nuisances et ainsi les éviter ou les traiter par harmonisation si il est impossible d'y échapper totalement.
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8. Peut-on construire n'importe où ? Non, il y a des sites franchement impropres à toute construction. Mais l'homme est toujours capable de modifier radicalement un lieu, un paysage. C'est surtout par rapport à l'habitat qu'il faut être vigilant. Les énergies en œuvre sur Terre et dans les échanges divers sont très vastes et certaines, subtiles, agissent insidieusement sur du long terme. Des terrains peuvent parfois apparaître comme relativement sains, mais l'environnement ne l'est pas.
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9. Peut-on imaginer une maison autonome ? Oui ! Bien sûr il en existe d'ailleurs plusieurs exemples dont une à Moisdon-La-Rivière, en Loire-Atlantique. Elle se visite régulièrement et les propriétaires tirent la totalité de leur énergie du vent et du soleil, recyclent leurs déchets,etc.
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10. Quels sont vos projets dans cette démarche ? Embryonnaires, car viser l'autonomie est une véritable philosophie de vie à laquelle le Maître d'ouvrage doit être sensible et volontaire pour en exprimer et en réaliser toutes les composantes. Peu y sont près, mais une plus grande sensibilité à cette démarche se dessine actuellement. A suivre… |
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